jeudi 11 mai 2017

Un accélérateur de start-up au Vatican




Le Pape François s’est directement adressé aux acteurs de la Tech, il a enregistré une vidéo diffusée à la conférence annuelle TED (Technology, Entertainment and Design) en avril 2017, il exprimait son vœu d’un engagement majeur en faveur des plus démunis et pour sauver la planète. «Si la croissance de l’innovation scientifique et technologique pouvait coïncider avec plus d’égalité et d’inclusion sociale, ce serait merveilleux»  À cet appel, le fondateur de Fresco Capital et entrepreneur, a lancé un accélérateur de start-up basé à Rome et au Vatican qui se concentrera sur des entreprises dont le but lucratif n’exclue pas une mission qui va plus loin que le simple profit. Celles ayant des projets relatifs à l’écologie, à la réduction de la souffrance liée à l’immigration, à l’amélioration des communautés urbaines ou encore celles mettant l’accent sur le potentiel humain.


Les candidatures ont été ouvertes aux start-up ayant déjà décollé financièrement mais auxquelles il manque encore des fonds. Elles ont jusqu’au 5 juin pour se manifester. La première session s’étendra du 13 juillet au 9 septembre 2017 et les jeunes pousses retenues recevront près de 31.500 euros chacune pour une prise de participation dans leur capital de 6 à 8 %. Une journée de démonstration aura lieu en décembre 2017 au Vatican. Stephen Forte a exposé son projet le 4 mai 2017 dans un article intitulé «Pourquoi je lance un accélérateur au Vatican». L’inspirateur de son initiative y était clairement cité : «En tant que père et citoyen, je me dois de répondre au défi lancé par le pape François». Une réponse aussi à la seconde encyclique publiée en 2015 Laudato sii «sur la sauvegarde de la maison commune» et consacrée aux questions environnementales et sociales, et de façon générale à la préservation de la Création. L’université pontificale du Latran propose ainsi un cycle de formation sur les questions financières, ouvert aux religieux comme aux laïcs, ces cours de Management pastoral proposent des leçons et des projets autour des besoins pastoraux, de la gestion des ressources économiques et humaines, de business planning, de management no-profit ou encore de communication stratégique.


lundi 24 avril 2017

« Chocs futurs »




Dans un rapport à paraître fin avril 2017, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) anticipe les principales menaces pour 2030. Dans un rapport dénommé " Chocs futurs ", le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, tente d'identifier les principales menaces liées aux ruptures technologiques à l'horizon 2030 : le terrorisme biologique, la militarisation de l'espace, les armes imprimées en 3D, les virus de synthèse, les robots tueurs, mais aussi le décryptage des informations les plus sensibles grâce aux ordinateurs quantiques. Le document souligne que les ruptures technologiques en cours sont aussi prometteuses en termes industriels que génératrices de risques du point de vue sécuritaire.
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     La Chine, elle, pourrait disposer de "planeurs hypersoniques" capables d'atteindre cinq à dix fois la vitesse du son, qui seraient dotés de charges nucléaires et quasiment impossibles à intercepter. Ces missiles dits "hypervéloces" pourraient être utilisés, outre les frappes nucléaires, pour des frappes conventionnelles et des missions de déni d'accès de certaines zones.
·        Terrorisme technologique. Les groupes terroristes pourraient chercher à recruter des experts NRBC.  Certains pourraient facilement se former grâce au développement des MOOCS : vol de matières nucléaires ou radiologiques, attaque de sites de production nucléaire, ou fabrication d'une "bombe sale" mélangeant explosifs traditionnels et produits radioactifs.
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    La révolution de l'impression 3D pourrait permettre la fabrication clandestine de matériel à usage terroriste. La biologie de synthèse pourrait permettre la résurrection de virus virulents et très contagieux. L'ordinateur quantique pourrait rendre inopérant les systèmes de chiffrement actuels, d'où des risques pour les informations classifiées de l'État ou le patrimoine scientifique et technique.
·        L'essor des neurosciences pourrait permettre en 2030 aux États-Unis, à la Chine, à la Russie ou à Israël de transformer leurs combattants en hommes augmentés, avec des implants destinés à augmenter l'acuité visuelle ou auditive, des "dispositifs d'électrostimulation cérébrale", ou des exosquelettes capables d'augmenter leurs capacités locomotrices. Le développement des armes à "énergie dirigée" (laser et micro-ondes) pourrait permettre aux États-Unis et à la Chine de neutraliser toute l'électronique d'une ville grâce à une impulsion électromagnétique générée par des missiles de croisière, voire de bénéficier d'un bouclier laser qui protégerait la progression de leurs forces de tout tir de missiles ou d'artillerie.
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     Le développement exponentiel de l'utilisation militaire de robots sous forme "d'essaim de robots" capables de saturer les défenses ennemies. Les mouvements, basés sur l'intelligence artificielle, seraient difficiles à prévoir et déstabiliseraient les combattants traditionnels.
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   Le scénario de rupture envisagé par le rapport anticipe même l’autonomisation complète de robots tueurs, les SALA en jargon militaire (Systèmes d'armes létales autonomes). Dotés d'une intelligence artificielle, ils utiliseraient leur capacité d'auto-apprentissage pour s'éloigner des règles initiales d'ouverture du feu…

samedi 15 avril 2017

L'indécence de Fillon et l'affaire des costumes

Affaire des costumes: Bourgi assure que Fillon lui a demandé de "mentir"
Et en plus il insulte à tous  ceux qui l'aident...

Lui qu'il se disait irréprochable bien qu’il a finalement beaucoup à se reprocher. Il passe son temps à s’attaquer son rival Macron, celui qu’il n’a rien à se reprocher lui ! 
Il se dit chrétien,  moi chrétienne, j’appellerais son comportement: crétiniser, car le gros menteur, il nous prend par de idiots?  Il vaudrait mieux qu’il se confesse car son pèche risque d’être très amère pour la France, il porte préjudice à son camp et il risque de faire gagner Marine Le Pen!
 

vendredi 13 janvier 2017

Le combat médical homme-machine, le médecin de demain

Du  médicinier à l’intelligence artificielle émotionnelle

 En dévorant des millions de données, la machine est capable d’évaluer un diagnostic médical de façon plus fiable qu’un médecin. Watson diagnostique un cancer du poumon avec un taux de réussite de 90% contre 50% pour un médecin. Des chercheurs ont fait la démonstration d’un logiciel capable de diagnostiquer un cancer du sein à partir de photos de ganglions lymphatiques avec un taux de réussite de 92%. L’analyse les clichés médicaux décèle des fractures avec une efficacité trois fois supérieure à celle d’un radiologue avec un taux d’erreur moyen de 10 à 15%.

En 2016, une patiente avec une forme grave de leucémie dont le cancer résiste à la chimiothérapie préconisée s’est présentée à l’hôpital, l’équipe a fait appel à Watson pour résoudre ce problème, un amas d’informations est rentré dans la machine (profil génétique y compris les mutations possibles, revues d’essais cliniques et plus de 20 millions d’études d’oncologie). En moins de 10 minutes, Watson a découvert la pathologie de la malade: une anomalie dans la moelle osseuse.
 À Sophia Antipolis (Nice), on développe un algorithme prédisant l’efficacité des médicaments contre la schizophrénie à partir d’une simple prise de sang. En Californie, des chercheurs ont mis au point un système qui analyse la voix et les visages des soldats de retour de mission pour déterminer s’ils souffrent de stress post-traumatique. Google, avec sa division IA DeepMind, a noué des partenariats avec plusieurs hôpitaux londoniens pour tester son logiciel de diagnostic. Apple a ouvert une plateforme Research Kit à destination des chercheurs. Sophia Genetics améliore la fiabilité des diagnostics, CardioLogs interprète les électrocardiogrammes et DreamUp Vision dépiste des maladies de l’œil liées au diabète. Google a annoncé en  2016 une nouvelle fonctionnalité à son moteur de recherche, en tapant ses symptômes, l’internaute aura accès à une liste de causes probables et une suggestion d’automédication si cela ne requière la visite d’un médecin.

La quantité de données médicales double tous les 5 ans. Les médecins n’ont simplement pas le temps de lire chaque revue pour se tenir à jour et être au courant des plus récentes avancées. Watson, lui, est capable de lire 60 millions de pages texte à la seconde et pourrait donc aisément leur venir en aide. En combinant les données du dossier d’un patient et la littérature médicale, les diagnostics en seraient améliorés.

Un test a été réalisé au Memorial Sloan-Kettering Cancer Center de New York. Watson a ingéré plus de 600 000 données médicales, deux millions de pages issues de revues spécialisées ou de la recherche, les dossiers de 1,5 million de patients. Bref, il a acquis une quantité de connaissances qu’aucun humain ne pourra jamais égaler. Et au final Watson a pu diagnostiquer un cancer du poumon avec un taux de succès de 90 %, contre 50 % à peine pour un médecin. En radiologie, le super-ordinateur a même pu détecter sur des IRM des anomalies imperceptibles à l’œil humain.

Watson est conçu pour assister les médecins, il leur suggère les traitements les mieux adaptés et leur apporte un supplément d’informations nécessaire à leur prise de décision. On prédit ainsi que les robots devraient remplacer 80 % des médecins dans le futur.

L’intelligence émotionnelle, qui différencie le bon médecin du mauvais, échappe encore beaucoup à nos ordinateurs. On est d’ailleurs très mal à l’aise avec une machine qui pose un diagnostic médical. Parallèlement, la vision de la médecine se modifie. Les différentes études sur l’effet placebo mettent en lumière l’importance du rapport émotionnel entre le médecin  et son patient dans le processus de guérison. De la même manière, après des décennies d’analyse verticale du fonctionnement de l’organisme, la recherche fait de plus en plus la place à une vision systémique, globale, de l’organisme. Plus que des remplaçants les robots et l’informatique vont devenir, pour le moment, les meilleurs assistants des médecins.
  1. Les ordinateurs sont peut-être très bons pour mémoriser des données, mais pas dans le dialogue avec les personnes, les patients décrivent leurs symptômes de manière différente selon leur personnalité, un médecin qui connaît bien son patient serait plus à même de poser un meilleur diagnostic?
  2. L’intelligence artificielle pourrait-elle être supérieure à l’intelligence humaine?  À partir du moment où la machine peut se reprogrammer elle-même et où nous ne comprenons plus ce qui est en train de se passer, la IA peut parfaitement faire des choses dont les hommes ne sont pas capables. L’ordinateur et l’homme sont les deux opposés les plus intégraux qui existent. L’homme est lent, peu rigoureux et très intuitif, l’ordinateur est extraordinairement rapide, très rigoureux et … peut être + intelligent ?
  3. L’intelligence artificielle montre chaque jour des capacités d’analyse de plus en plus fines. Certaines disciplines médicales deviennent obsolètes. Celles basées sur l’analyse de signaux telles que la radiologie, la pathologie voire la dermatologie pourraient être automatisées. Mais pour cela il faut ouvrir les données!




mercredi 11 janvier 2017

L’assistant personnel témoin d’un crime ?!


 À travers l’utilisation d’un assistant personnel, on retrouve Siri pour Apple, Cortona pour Microsoft, Google Assistant pour Google et enfin Alexa pour Amazon et ces différentes solutions sont dans une phase de développement initiale mais testés l’utilisateur aurait obtenu une réponse bien plus rapide, plus personnalisé et plus qualitative que s’il avait réalisé lui-même l’opération. En effet,  ces assistants sont censés être capables d’apprendre à partir du nombre d’expériences vécues et des données accumulées. Ainsi, si les utilisateurs acceptent de partager leur localisation et un maximum de données personnelles, ces assistants deviendront alors la norme pour accéder au monde.

Parmi les autres améliorations qu’il souhaite apporter à son intelligence artificielle, Amazon pense à utiliser des techniques de probabilités pour qu’Alexa fournisse de meilleures réponses aux requêtes les plus ambiguës qu’elle ne comprendrait pas. Amazon voudrait également permettre à Alexa de mieux tenir une conversation, notamment en se rappelant ce que l’humain a déjà dit pour mieux rebondir dessus.

Aux États-Unis, l’enceinte Echo d’Amazon, qui abrite l’assistant à commande vocale « Alexa », a peut-être été ainsi le témoin d’un meurtre et le parquet a obtenu un mandat de perquisition demandant au groupe de lui livrer toutes les données pertinentes par rapport à ce crime.  Après l’enquête, les policiers avaient conclu à un homicide, relevant des traces évidentes de lutte.

 Au cours de l’enquête, les policiers ont remarqué que la maison intelligente, disposé de l’enceinte connectée Echo d’Amazon équipée de sept microphones et qui abrite « Alexa », capable de répondre à des questions ou de coordonner le contrôle des objets connectés dans la maison. La police a donc soupçonné l’Echo d’avoir enregistré en permanence les événements de la nuit du crime. Jusqu’à présent, le grand groupe américain de la distribution n’a fourni que les données du compte à  l’avocat de l’accusé et pas à la police. Ce qui soulève des questions concernant la vie privée à une époque où de plus en plus d’appareils enregistrent les données des utilisateurs, ainsi que leurs mouvements et leurs actions.

dimanche 8 janvier 2017

Les fintech poussent dans le sens d'une robotisation accélérée




Les progrès fulgurants de l'informatique cognitive remettent en question les activités routinières et répétitives, et des tâches cognitives qui étaient considérées comme non automatisables récemment sont désormais remplacés par l’intelligence artificielle.
Dans les banques, la digitalisation entraîne depuis plusieurs années des réductions d'effectifs en interne et des conseillers se voient assistés par des logiciels auto-apprenants. Ils sont en mesure de répondre aux mails des clients, ou de jouer le rôle d'assistants virtuels épargne via Watson, le système d'intelligence artificielle d'IBM. La start-up Bruno vient par exemple de lancer un chatbot qui prodigue ses conseils financiers depuis la plate-forme de Facebook Messenger grâce à l'intelligence artificielle.

Cette révolution va faire que des chargés de clientèles dans le secteur bancaire seront remplacés par des logiciels En France, on prédit qu’il y aura une baisse des effectifs d'environ 30 % dans la banque de détail d'ici à 2025.  Le remplacement de l'homme par la machine ne se cantonne pas à la production industrielle ou aux emplois les moins qualifiés. Aujourd'hui, les intelligences artificielles sont à même d’assurer le travail de salariés de la finance. En plus de pouvoir analyser des milliers de données en un temps record, « Watson » est capable de comprendre le langage naturel et de s'adapter et d'apprendre.
Ce phénomène ne provoquera un chômage technologique massif, mais au contraire créera d'autres emplois, inexistants aujourd'hui, dans l'ingénierie, la programmation, le fonctionnement des machines. L'arrivée de robots intelligents au cœur des banques n'est plus un fantasme. La quatrième révolution industrielle n'en est encore qu'à ses préludes, mais ces logiciels auto-apprenants secondent déjà les conseillers clientèle des grandes institutions financières françaises. 
La robotisation se rend également indispensable dans les départements risques et conformité des banques, où les logiciels intelligents se révèlent précieux pour absorber des normes réglementaires en constante évolution.